Ciné, musique, littérature

Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 13:08

Gros coup de coeur du moment: mélodie sympa et texte d'une délicatesse infinie - un pur concentré de poésie du quotidien... To enjoy without moderation... :-)



Sun been down for days
A pretty flower in a vase
A slipper by the fireplace
A cello lying in it's case

Soon she's down the stairs
Her morning elegance she wears
The sound of water makes her dream
Awoken by a cloud of steam
She pours a daydream in a cup
A spoon of sugar sweetens up

And She fights for her life
As she puts on her coat
And she fights for her life on the train
She looks at the rain
As it pours
And she fights for her life
As she goes in a store
With a thought she has caught
By a thread
She pays for the bread
And She goes...
Nobody knows

Sun been down for days
A winter melody she plays
The thunder makes her contemplate
She hears a noise behind the gate
Perhaps a letter with a dove
Perhaps a stranger she could love

And She fights for her life
As she puts on her coat
And she fights for her life on the train
She looks at the rain
As it pours
And she fights for her life
As she goes in a store
With a thought she has caught
By a thread
She pays for the bread
And She goes...
Nobody knows

And She fights for her life
As she puts on her coat
And she fights for her life on the train
She looks at the rain
As it pours
And she fights for her life
Where people are pleasently strange
And counting the change
And She goes...
Nobody knows
Par Ephedra - Publié dans : Ciné, musique, littérature
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /Avr /2009 10:38
Tout simplement magnifique...
 
Par Ephedra - Publié dans : Ciné, musique, littérature
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 20:36

Nous sommes le 15 août, un jour a priori comme les autres pour Gianni, la cinquantaine, qui vit avec sa vieille mère dans un quartier populaire de Rome. Le quotidien de Gianni, c’est la mama, dont il s’occupe avec amour, patience et dévouement, entre deux verres de blanc au débit de boisson du coin.

 

Les fins de mois sont dures, les débuts aussi. Entre son ardoise à l’épicerie et les arriérés de charges qu’il doit au syndic, pas toujours facile de joindre les deux bouts. Aussi, quand moyennant quelques arrangements, un ami, puis un deuxième lui demandent de garder, qui sa mère, qui sa mère et sa tante pour le week-end, Gianni dit oui. L’appartement va alors accueillir quatre mamies en goguette, tout heureuses de se retrouver entre elles pour une petite parenthèse de fête.

 

Loin des poncifs régressifs sur les vieux qui retombent en enfance, Gianni di Gregorio nous présentent quatre vieilles dames aux allures de jeunes filles, qui jouent à se lire les lignes de la main, parlent de leurs amoureux, de leurs projets, et se redécouvrent une sociabilité. C’est beau, gai et léger comme un printemps romain.


Par Ephedra - Publié dans : Ciné, musique, littérature
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 08:36

En boucle dans ma tête en ce moment.

Par Ephedra - Publié dans : Ciné, musique, littérature
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 19:16

« La Vague » (en allemand "Die Welle") est le titre du film de Dennis Gansel qui sortira le 4 mars 2009 en France. Ce film, adapté du livre éponyme de Todd Strasser, s’inspire d’une histoire vraie qui a eu lieu en 1969 dans un lycée de Palo Alto, Californie. Ron Jones, jeune et brillant professeur d’histoire aux méthodes novatrices et peu orthodoxes, tente d’expliquer à ses élèves la montée du fascisme en Allemagne dans les années 1930. Comment cela a-t-il été possible ? Et comment nier les faits après coup, dire que l’on ne savait pas ? Ne trouvant pas de réponse satisfaisante à leur faire avec des mots, il part du principe que l’on ne peut peut-être vraiment comprendre qu’en faisant soi-même l’expérience de l’endoctrinement et de la pression du groupe. Il décide alors de créer un mouvement au sein de sa classe, « La troisième vague », qui emprunte ses valeurs à l’idéologie nazie, en fondant son pouvoir sur la discipline, la communauté et l’action. Bientôt le mouvement s’étend à tout le lycée. Ceux qui n’y adhèrent pas sont rejetés et l’on est capable de perpétuer des agressions en son nom. Les opposants sont menacés et les sympathisants les plus tièdes n’osent pas s’élever contre. Il aura suffi de cinq jours pour en arriver là. Ron Jones clora l’expérience en pointant à ses élèves comment durant cette semaine, ils ont tous expérimenté à leur échelle ce que cela faisait que de vivre dans l’Allemagne nazie, en termes de peur et de collaboration forcée. En s’appuyant sur leur ressenti vis-à-vis de cette expérience, il leur fera aussi comprendre pourquoi après-coup autant d’Allemands ont nié les choses : la honte d’avoir pu aller aussi loin, d’avoir à ce point renoncé à son libre-arbitre au profit du diktat de certains.

 

« Vous avez échangé votre liberté contre une pseudo-égalité. Mais cette égalité, vous l’avez transformée en supériorité sur les non-membres. Vous avez accepté la volonté du groupe face à vos propres convictions, sans vous soucier de ceux qui en souffraient. […] Nous sommes tous responsables de nos propres actes et nous devons toujours réfléchir sur ce que nous faisons plutôt que de suivre un chef aveuglément ; et pour le restant de vos jours, jamais au grand jamais, vous ne permettrez à un groupe de vous déposséder de vos libertés individuelles. »

 

Même s’il a le mérite d’exister, je trouve qu’à partir d’une expérience aussi originale et aussi éloquente, il est dommage d’avoir tiré un livre aussi « gentillet ». Il s’avale en une paire d’heures, certes, mais il est un peu simpliste, pour ne pas dire simplet. On n’est que dans le narratif, et il n’y a pas le moindre essai d’analyse des mécanismes à l’œuvre dans la montée du mouvement. Quand on sait l’importance de l’Ecole de Palo Alto en psychologie, on se dit juste qu’il est dommage, même pour un roman, de ne pas avoir creusé un peu les choses. Pour sa décharge, signalons simplement que ce livre a été originellement publié dans la section « enfants » de Random House. Bien que réédité en édition « adulte » chez nous du fait de la sortie prochaine du film, et même s’il est des livres pour enfants qui font le délice des grands, je trouve qu’il reste quand même plus un livre pour ados. Autant je comprends qu’il soit devenu un best-seller étudié dans tous les collèges d’Allemagne, autant, pour des gens vraiment intéressés par la question, il laisse carrément sur sa faim. Ce qui ne m’empêchera cependant pas d’aller voir le film.

Plus d'infos sur ce film
Par Ephedra - Publié dans : Ciné, musique, littérature
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08/01/09 - Lu (et bien aimé) le tome 1 des Chroniques de l'asphalte de Samuel Benchetrit, pendant la nuit. Parfait pour une heure d'insomnie. Ambiance urbaine, métallique des cités, bien résumée dans ces quelques mots: "ici le ciel ne dégage pas une lumière naturelle, c'est autre chose, comme un éclat chimique." Un côté un peu dark mais pas glauque, parce qu'il y a aussi vachement de tendresse, d'amour et d'humour. L'écriture est très alerte, vive. Elle a la poésie du slam. M'a donné envie de lire le tome 2.   

09/01/09 - Ai pas résisté. Tome 2 lu, et autant aimé. Même verbe gouailleur mais ambiance différente, moins métallique. On n'est plus dans les cités, on est à Paris. Quelques textes désopilants, qui m'ont fait hurler de rire (c'est une image; par contre ce n'en est pas une de dire que j'ai effectivement ri pour de vrai en lisant certains passages), d'autres plus tendres, d'autres un peu plus "gros", mais bon, dans l'ensemble, si vous avez envie de passer une heure de lecture sympa et sans prise de tête, c'est une découverte que je vous recommande! Par contre, gare à la frustration, parce que vu la manière dont les titres sont annoncés, je pensais que les 5 opus avaient été écrits, or il n'en est rien. Nous n'en sommes qu'au tome 2, et il va falloir attendre que sorte le 3ème.

A noter aussi les dessins de couverture magnifiques commis par Lou Doillon, et, info people, je ne savais pas que Samuel Benchetrit avait eu une relation avec Marie Trintignant avant Bertrand Cantat. Comme quoi, la littérature mène à tout, même aux potins! ;-)



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