Partager l'article ! Il jouait du piano debout: Je vois d’ici votre sourire narquois quand vous saurez que je suis capable d’écouter en boucle ce grand stand ...
Je vois d’ici votre sourire narquois quand vous saurez que je suis capable d’écouter en boucle ce grand
standard des années 80 qu’a été, que fut, et qui reste « Il jouait du piano debout ».
C’est qu’au-delà des brushings audacieux de France Gall, et des orchestrations eighties qu’on aime ou qu’on n’aime pas, le texte demeure pour moi un pur bijou de poésie. C’est vrai quoi, on
l’imagine carrément ce pianiste debout ! Un original, un marginal, un gars qui a des rêves et une fantaisie propres qui échappent aux dictats de la mode et de la société. La
chanson de ceux qui ne rentrent pas dans les cases. Des paroles qui, tout en légèreté, en appellent de manière très belle au droit à la différence: « et pour quelle raison étrange, les gens
qui ne sont pas comme nous ça nous dérange ? », hein, je vous le demande ! A écouter sans modération, donc, en alternance avec « Il est libre Max » d’Hervé Christiani.
Parce que finalement, et si c’était Max, justement, qui jouait du piano debout ???
Bel été à vous…
Ne dites pas que ce garçon était fou
Il ne vivait pas comme les autres c'est tout
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui ne sont pas comme nous
Ça nous dérange
Ne dites pas que ce garçon ne valait rien
Il avait choisi un autre chemin
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui pensent autrement
Ça nous dérange
Ça nous dérange
Il jouait du piano debout
C'est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi ça veut dire beaucoup
Ça veut dire qu'il était libre
Heureux d'être là malgré tout
Il jouait du piano debout
Quand les trouillards sont à genoux
Et les soldats au garde-à-vous
Simplement sur ses deux pieds
Il voulait être lui vous comprenez
Il n'y a que pour sa musique qu'il était patriote
Il serait mort au champ d'honneur pour quelques notes
Et pour quelles raisons étranges
Les gens qui tiennent a leur rêves
Ça nous dérange
Lui et son piano ils pleuraient quelquefois
Mais c'est quand les autres n'étaient pas là
Et pour quelles raisons bizarres
Son image a marqué
Ma mémoire, ma mémoire
Il jouait du piano debout
C'est peut-être un détail pour vous
Mais pour moi ça veut dire beaucoup
Ça veut dire qu'il était libre
Heureux d'être là malgré tout
Il jouait du piano debout
Il chantait sur des rythmes fous
Et pour moi ça veut dire beaucoup
Ça veut dire essaie de vivre
Essaie d'être heureux, ça vaut le coup…
(Paroles et musique Michel Berger)
Il met de la magie mine de rien dans tout ce qu'il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s'amuse bien, il ne tombe jamais dans les pièges
Il ne se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse
Il est libre Max, il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord
Pour lui faut pas s'en faire, il sait doser son effort
Dans le panier de crabes, il ne joue pas les homards
Il ne cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare
Il est libre Max, il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Il regarde autour de lui avec les yeux de l'amour
Avant que t'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ
Il ne fait pas de bruit, il ne joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour
Il est libre Max, il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soir
Il est libre Max, il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitants de son cœur
Qu'est-ce qu'ils se racontent, c'est ça qu'il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d'amour dans le regard
Il est libre Max, il est libre Max !
Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler
(Paroles et musique Hervé Christiani)
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08/01/09 - Lu (et bien aimé) le tome 1 des Chroniques de l'asphalte de Samuel Benchetrit, pendant la nuit. Parfait pour une heure d'insomnie. Ambiance urbaine, métallique des
cités, bien résumée dans ces quelques mots: "ici le ciel ne dégage pas une lumière naturelle, c'est autre chose, comme un éclat chimique." Un côté un peu dark mais pas glauque,
parce qu'il y a aussi vachement de tendresse, d'amour et d'humour. L'écriture est très alerte, vive. Elle a la poésie du slam. M'a donné envie de lire le tome 2.
09/01/09 - Ai pas résisté. Tome 2 lu, et autant aimé. Même verbe gouailleur mais ambiance différente, moins métallique. On n'est plus dans les cités, on est à Paris. Quelques textes désopilants,
qui m'ont fait hurler de rire (c'est une image; par contre ce n'en est pas une de dire que j'ai effectivement ri pour de vrai en lisant certains passages), d'autres plus tendres, d'autres un peu
plus "gros", mais bon, dans l'ensemble, si vous avez envie de passer une heure de lecture sympa et sans prise de tête, c'est une découverte que je vous recommande! Par contre, gare à la
frustration, parce que vu la manière dont les titres sont annoncés, je pensais que les 5 opus avaient été écrits, or il n'en est rien. Nous n'en sommes qu'au tome 2, et il va falloir attendre que
sorte le 3ème.
A noter aussi les dessins de couverture magnifiques commis par Lou Doillon, et, info people, je ne savais pas que Samuel Benchetrit avait eu une relation avec Marie Trintignant avant Bertrand
Cantat. Comme quoi, la littérature mène à tout, même aux potins! ;-)
