Le 11 septembre

Publié le par Ephedra

Même pas besoin de préciser l’année, tant le 11 septembre 2001 est devenu absolu.

 

Je lisais récemment La chambre d’Albert Camus de William Réjault, et la nouvelle qui a donné son nom au recueil est précisément celle où il est quand il apprend l’attentat contre les Twin Towers. Dedans, il raconte comment cela s’est passé, qu’est-ce qui s’est dit, ce qu’il a pensé… J’ai déjà fait ce test autour de moi : tout le monde se souvient d’où il était le 11 septembre et/ou d’où il était quand il a appris la nouvelle.

 

Moi, à l’époque, j’étais encore en thèse, et je bossais comme pionne dans un lycée de province. C’était l’heure de l’étude, et les élèves rechignaient à venir, ils piaffaient devant la salle télé, en disant qu’un truc incroyable venait d’arriver. Une histoire confuse d’avions et de tours. Je croyais qu’ils essayaient de gratter encore cinq minutes, et m’apprêtais à leur dire qu’ils étaient "lourds", quand j’ai compris… ou plutôt je n’ai pas compris ce qui se passait : c’était quoi cette émission ? Un truc du genre Surprise sur prise ? Pourquoi alors il y avait ce côté solennel de flash spécial ? Et qu’est-ce qu’ils faisaient avec ces avions ? Gros temps de flottement… Incrédulité. Une incrédulité qui s'est peu à peu transformée en consternation, tandis que le doute se dissipait et que les élèves me demandaient si c’était bien vrai. Pendant un moment on a continué à regarder pour essayer de mieux comprendre, puis lorsque l’on a eu à peu près saisi de quoi il retournait et que ce n’était pas une blague, je me souviens qu’on avait dispensé d’étude les élèves qui voulaient rester regarder la télé. C’est un peu idiot comme souvenir, mais ce sont ces détails-là qu’il me reste.

 

Etrange sentiment quand même… Sûrement pas très loin de ce que l’on doit ressentir quand on apprend la déclaration d’une guerre. Et vous, vous faisiez quoi / vous étiez où le 11 septembre ? 

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Béatrice 14/02/2009 11:49

le 11 septembre..Comme je revenais d'un long séjour sur la terre africaine (presque trois ans) et comme à chaque retour, je passais beaucoup de temps sur la route à rendre visite ici et là de l'Espagne à l'Allemagne, j'étais une fois de plus sur l'autoroute, je venais de quitter Paris par l'autoroute A10 en compagnie d'un ami qui venait passer quelques jours chez moi. On riait beaucoup de mes aventures...puis il m'a demandé s'il pouvait appeler son fils. Ce qu'il fit: il a dit: Ca va? et j'ai compris qu'au bout du fil on disait "Non"... puis il a mis le haut parleur et son fils nous a dit de mettre la radio.
D'un seul coup...le silence s'est fait, nous sommes allés sur la première aire d'autoroute en vue aux alentours d'Orléans...et nous sommes restés là, immobiles. Je n'avais plus envie de conduire, ni de rire, ni de...

Ephedra 14/02/2009 23:33


Merci Béatrice. Il devait y avoir une atmosphère étrange sur cette aire d'autoroute à ce moment-là...