Martine (la mauvaise haleine)

Publié le par Ephedra

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a des gens qui ont une propension chronique à sentir mauvais de la bouche. Martine en fait partie.

 

Le pire, c’est qu’elle est sympa, Martine, mais c’est vraiment une catastrophe comme elle a mauvaise haleine, et il se trouve que j’ai eu droit hier soir à un moment très difficile, où pendant un bon quart d’heure montre en main, elle s’est tenue à 30cm de moi, pour me vanter les mérites d’un truc qu’elle venait d’acheter. Le problème, c’est que 30 centimètres, c’est finalement court, et que du coup un quart d’heure, ça peut paraître trèèèèès long.

 

Vous avez tous sûrement déjà vécu ça ?! On a tous un ami comme ça : le gars sympa, mais qui pue du bec à 15 kilomètres, et qui est comme par hasard l’une de vos rares connaissances à vous parler d’aussi près. Je me suis toujours demandé s’ils le faisaient exprès d’ailleurs. Soit ils ignorent complètement la tare rédhibitoire dont ils sont affublés, soit ce sont de dangereux pervers qui sont tout à fait conscients de leur état, et qui vous asphyxient sciemment.

 

Et le pire, c’est qu’ils nous mettraient presque dans l’embarras, ces gens-là ! Ben oui, on peut décemment pas leur dire « écoute, Martine, fais quelque chose, tu refoules du goulot ! » Dès lors, il s’agit de trouver toutes les parades imaginables pour ne pas trop perturber l’interaction tout en déviant le flux gazeux. En même temps que je lui parlais, j’essayais donc discrètement toutes les tactiques auxquelles je pouvais penser pour essayer de résister à l’assaut de ses vapeurs fétides : tourner légèrement la tête dans l’autre sens, feindre de me moucher de temps en temps pour respirer à mon aise le nez dans mon Kleenex, retenir ma respiration quelques secondes, essayer de m’écarter un peu dès que l’occasion m’en était donnée. Quand on pense à toutes ces micro-stratégies qui se jouent tandis que stoïquement on donne le change comme si de rien n’était... 

 

Alors évidemment, ça nous est arrivé à tous, un lendemain de soirée bien arrosée, de ne pas avoir l’haleine très très fraîche, mais bon, on le sent bien, et on évite de postillonner au ras du nez de nos contemporains ce jour-là… Seulement avec Martine c’est différent, parce que c’est vraiment une constante, et en plus il ne lui viendrait même pas à l’idée de prendre un bonbon ou un chewing-gum, non, elle n’en mange jamais, ceci expliquant peut-être aussi cela d’ailleurs…

 

Alors, vice ou déficience olfactive de sa part ?! Le débat est ouvert ! ;-)

Publié dans Portraits

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L............uC 12/02/2009 07:15

SangliER!!! comme quoi, quand on est méchant, on est toujours puni!
pfff!!! vais me brosser les dents!

L............uC 11/02/2009 09:08

La fréquentation de ces personnes a cet avantage de faire passer un vulgaire poulet aux hormones, dans notre assiette, pour un sanglié longuement mortifié au vin.

Ephedra 11/02/2009 11:48


Tes post sont toujours un bonheur, Luc! Tu réussis à faire de la poésie même avec un vieux sanglier faisandé. Respect!