Diététique et vie sociale

Publié le par Ephedra

Vous trouvez ça vraiment juste, vous, cette manie qu’a notre corps de grossir quand on mange ?! Et que comme par hasard les choses les meilleures soient celles qui font le plus grossir ?! Alors on peut toujours m’objecter qu’il est possible de manger « goûtu » et équilibré, allez savoir pourquoi, mes papilles perverses s’obstinent à préférer le foie gras, le chocolat et la galette des rois à une laitue au jus de citron ou à une purée de céleri au lait écrémé.

 

Bref, Noël, l’Avent et le Nouvel An, les pots, les repas, les réveillons, tout ça… Résultat : + 3kgs en 3 semaines : bonne moyenne ! En même temps, je me suis sacrément lâchée, faut bien l’avouer ! J’ai tendance à surveiller ma ligne au quotidien, et donc à être un peu tout le temps sur le mode, peut-être pas de la restriction, mais de la « tempérance », on va dire. Du coup, dès que je mange un peu, je grossis, et dès que je me lâche, alors là, c’est même pas la peine ! Ça donne ça.

 

Ce qui me renvoie une fois de plus à ma grande théorie du paradoxe « sociabilité et diététique », déjà amplement divulguée auprès de mon entourage, et que je m’en vais vous livrer ici :

 

En résumé, l’idée, c’est que ce qui fait grossir, c’est d’abord les autres. Pourquoi ? Parce qu’une vie sociale, ça se cimente quand même pas mal, il faut l’admettre, autour de pots, d’apéros et de repas au resto… Ben oui, « on va boire un pot », « tu passes prendre l’apéro », « on se fait un resto ». Autant d’appels aux kilos !

 

Si l’on s’en réfère ensuite à l’équation beauté = minceur quand même pas mal en vigueur de par chez nous, on se retrouve avec un truc un peu paradoxal selon lequel le meilleur moyen pour rester mince (et plaire, donc, en vertu de l’axiome sus-mentionné) serait de rester seule chez soi, parce que l’on serait ainsi moins exposée à la prise de poids - ce qui revient quand même à dire que l’on serait alors potentiellement plus désirable puisque plus mince, mais du coup sans personne alentour pour nous désirer, parce que enfermées chez nous à boulotter nos carottes râpées ! A l’inverse, à partir du moment où l’on sort, on s’expose à cette prise de poids censée moins plaire, mais en même temps c’est justement là que l’on est entourée, et donc qu’il y aurait potentiellement des gens autour de nous auxquels on pourrait plaire, si l’on n’était pas justement en train de picoler et de bâfrer, donc de grossir, et partant de moins susciter le désir, etc. etc. Le cercle vicieux, quoi.

 

Bon, évidemment, c’est dit un peu sur le mode du clin d’œil syllogistique, et heureusement me direz-vous que la question du plaire / pas plaire ne se limite pas à la question du poids, parce que sinon 1°/ on serait mal barré et 2°/ on en serait vite réduit à ce paradoxe insoluble qui consisterait donc à être belle et seule ou moche et entourée. Si c’est pas un truc à devenir fou, ça !... ;-)

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ELSIE 05/01/2009 20:04

Intéressant paradoxe donc retour à la minceur = retour à la vie sociale puis retour au surpoid et bien zut on va trouver les astuces pour garder la ligne en ayant une vie sociale t'inquiète! (sans deveni rabats joies mmh pas sur!)

Ephedra 05/01/2009 23:59


Eh oui, ma pauvre Elsie, voilà où nous en sommes rendues! Mais avec ces bonnes résolutions de nouvelle année, on va devenir les reines de l'apéro aux graines germées et du cassoulet au quinoa!
Hum!...