Christmas Blues

Publié le par Ephedra

Désolée de vous infliger ce blues de lendemain de fête, mais il faut croire que je ne suis pas encore complètement remise de mon dernier râteau…

 

Je vous renvoie à un article récent sur les garçons, qui m’avait été inspiré par un type avec lequel je venais de passer le week-end. A l’issue de ce week-end, il m’avait envoyé un mail dont j’avais apprécié la sincérité, mais qui me disait en substance que bien que m’appréciant énormément (…), il n’était pas amoureux, et qu’il ne ressentait pas le truc qui donne envie d’aller de l’avant dans une relation... Et là, tout de suite, ça, j’avais beaucoup moins aimé!... :-(

 

Même si je sais qu’il n’y a rien à attendre, et en dépit de ce que j’ai pu vous dire récemment sur le fait que les mauvais départs peuvent parfois avoir d’heureuses fins car là je ne le sens pas du tout, je suis déçue de ne pas avoir eu de ses nouvelles, ne serait-ce qu’un petit mot pour les fêtes…

 

Ca me fait chier, parce que c’est quelque chose de récurrent chez moi : au-delà du registre purement « sentimental », dont j’arrive à peu près à faire le deuil, j’ai des attentes de l’ordre de quelque chose que je qualifierais plus d’une « politesse » la plus élémentaire, dont je ne peux pas me défaire. Pourtant, à force de prendre des claques, j’ai appris que le meilleur moyen de ne pas être déçue par les gens, c’est encore de ne rien attendre d’eux, mais sur ce versant de la « civilité » on va dire, je n’ai pas encore réussi à renoncer…

 

Pourquoi ?

 

D’abord, je crois, parce que je crédite la personne en face de moi d’un minimum de bienséance et de savoir-vivre (rappelons quand même que ladite personne est censée être quelqu’un pour qui j’ai eu un coup de cœur – donc a priori quelqu’un que je ne considère pas comme la dernière des raclures de fond de bidet - non, ça, ça vient après ! ;-), et que du coup, je suis déçue quand dans les faits, elle ne fait pas montre de cette délicatesse de base, qui est pour moi le degré zéro des rapports humains…

 

En fait, ce qui m’agace toujours dans ces cas-là, c’est de ne pas recevoir le « minimum syndical », j’entends par là ce minimum de considération que l’on accorderait au plus lointain de ses amis, à la plus vague de ses connaissances, voire au dernier des clampins que l’on croiserait au coin de la rue… Si c’est valable pour quelqu’un d’aussi distant, pourquoi ne l’est-ce pas pour moi, qui ai quand même partagé avec lui une forme d’intimité ???

 

J’en avais déjà parlé à un copain une fois, qui m’avait dit, « ben parce que justement, tu n’es pas le dernier de ses amis ». Et là, la lumière fut ! Mais oui ! Il avait raison ! C’est autrement qu’il fallait voir les choses, à savoir que c’est justement parce que j’ai partagé avec lui une forme d’intimité que je prends à ses yeux un statut différent. Sauf que du coup, ce statut différent, pourtant censé être qualitativement « supérieur » puisque plus proche, me prive en réalité de cette considération minimum dont je parlais. Vous avez dit paradoxe ? Pas si l’on considère que l’on passe alors à un autre niveau, à une autre nature de relation, qui n’obéit pas aux mêmes règles, pas aux mêmes codes que celle de ses connaissances « plus éloignées », « au sens large ».

 

D’un point de vue logique, je crois que j’entends bien tout ça, mais dans les faits, même si j’ai intégré depuis un moment que tout le monde ne pense pas comme moi, j’ai toujours du mal à admettre qu’il puisse y avoir à ce point-là deux poids deux mesures, et que l’on finisse par respecter le plus ceux que l’on connaît le moins, que l’on ait plus d’égards pour un gros connard croisé dans une soirée qui est peut-être secrètement violeur et pédophile, que pour les gens avec qui l’on couche. Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas quelque chose de l’ordre d’un socle fondamental et inébranlable d’« éthique » ou quelque chose comme ça, qui transcende les catégories des relations, pour assurer un égard minimum à l’autre dans toutes les situations de la vie. Une sorte de respect de base que l’on accorderait aux gens, tout simplement. Mais il faut croire que non…

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L............uC 28/12/2008 07:24

Ce garçon nétait pas un gentleman, c'est le moins que l'on puisse écrire... Petit billet bien torché entre parenthèse... Et pour tout vous dire, hier en lisant les com's, une fausse manoeuvre m'a perdu le vôtre et de ce que vous y disiez, cependant que je lisais "ephedra" et commençais à découvrir... heureusement que je me suis souvenu de votre nom... La belle journée.