Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /Fév /2009 08:27

L’autre jour, j’ai revu mon pote Alex. On se voyait beaucoup, avec tout un groupe de copains, il y a 12 ans de cela. Après, je suis partie ailleurs, et on s’est perdu de vue. On s’apercevait de temps à autre, pour les fêtes ou au hasard d’un de mes retours, mais sans vraiment prendre le temps de se parler. « Bonjour, ça va ? », « qu’est-ce que tu deviens ? », quelques mots échangés rapidement dans la rue en se croisant, guère plus.

 

Et puis là, à la faveur d’un renseignement que j’avais à lui demander, j’ai repris contact avec Alex. Petit blanc au téléphone quand je lui ai dit qui l’appelait. Pas de trou de mémoire, mais de surprise. « Ah ben dis donc !... » (sous-entendu « depuis le temps »). Eh oui ! Depuis le temps… Rendez-vous fut pris pour se retrouver autour d’un pot.

 

Avant d’y aller, je me suis surprise à penser à cette rencontre : je savais que physiquement Alex avait peu changé, mais autrement, comment serait-il ? Trouverions-nous encore des choses à nous dire ? Y aurait-il des blancs, des gênes ? Serait-il content de me revoir ?

 

A l’issue de ces retrouvailles, je ne peux bien sûr parler que pour moi, mais je me suis trouvée très à l’aise. Le temps passé n’a pas eu d’incidence sur mon rapport à lui. J’ai eu l’impression de retrouver mon vieux pote d’autrefois, comme s’il n’y avait pas deux jours que nous ne nous étions vus.

 

De son côté, je ne sais pas. Alex n’a jamais été du genre super à l’aise en tête-à-tête. Je l’ai retrouvé tel qu’il y a douze ans, à éviter de me regarder dans les yeux, à louvoyer pour ne pas parler de lui, mais je pense que c’est quelque chose qui le caractérise. Enfin disons qu’à l’époque il était déjà comme ça. Sa vie à lui a changé. Il s’est fait son réseau de potes, ses circuits de sociabilité à travers un boulot et des loisirs qu’il n’avait pas alors. Du coup, toute une partie de l’Alex actuel m’est inconnue. Il m’a dit de ne pas hésiter à l’appeler pour passer prendre l’apéro. Je ne sais pas si c’était par politesse ou parce qu’il le pensait vraiment, mais je pense que je le ferai.

 

Tandis que je rentrais chez moi, ces retrouvailles ont généré en moi de grandes réflexions sur ce qui change et ce qui reste, sur le temps qui passe. Sur comment, bien que des choses se transforment, on retrouve quand même du même dans l’autre, des choses qui demeurent. A ceux que la philosophie rebute, prenez quand même 5 minutes pour vous questionner sur le fameux bateau de Thésée, dont l’histoire nous a été transmise par Plutarque. Thésée est un personnage de la mythologie grecque, qui serait parti combattre le Minotaure dans le Royaume de Crète. A son retour à Athènes, vainqueur, les Athéniens décidèrent de garder son bateau en trophée. Mais, le temps passant, des planches s’usaient, qu’il fallait changer au fur et à mesure, pour que le bateau conserve un bel aspect. Sauf que, de planche changée en planche changée, des avis commencèrent à s’opposer : si pour certains, la question ne se posait même pas, c’était bien indubitablement toujours le même bateau, pour d’autres, en revanche, le fait d’avoir changé des éléments leur faisait dire que ce n’était plus le même. Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ??? (Si le sujet vous intéresse, je vous conseille la lecture du livre passionnant de Stéphane Ferret sur la question, voir lien en bas en cliquant sur l’image.)   

 

Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander aussi comment Alex m’avait trouvée. Vieillie ? Sûrement, mais après ? C’est de toute façon toujours un peu délicat de savoir ce que les gens pensent de nous. Souvent, je m’en fous, mais là non, car c’est quelqu’un dont l’opinion compte pour moi d’une part, et d’autre part parce qu’il y a ici en plus l’idée qu’il m’a connue « avant », que c’est quelqu’un qui est donc détenteur d’une partie de la mémoire de ce que j’étais, et qui peut donc comparer avec ce que je suis maintenant, car il a connaissance des deux termes de l’équation.

 

J’avais déjà expérimenté de ces retrouvailles des anciens temps, notamment via le site « Copains d’avant », qui permet de retrouver vos vieux potos d’école. Les deux ou trois fois, ça avait été sympa, mais il y avait l’écart d’une différence plus grande entre nos vies actuelles : l’un était dans le commercial high-tech, pas du tout mon domaine, l’autre dans les langes de sa vie de famille, complètement à l’opposé de la mienne. Du coup, on s’était donné ensuite quelques nouvelles de loin en loin, jusqu’à ce que le lien s’étiole à nouveau.

 

Avec Alex, ça a été différent, parce que déjà c’était un ami plus proche, et puis en plus je crois qu’on a gardé quelque chose de plus commun, en termes de caractère et de mode de vie. Même si on est censés être un peu « installés », je trouve qu’on a encore l’un comme l’autre un petit côté « étudiant attardé », et qui sait, c’est peut-être ce qui nous fédère. En tout cas, je pense que c’est quelqu’un que je pourrais réintégrer dans le cercle de mon nouveau quotidien.

 

Et vous, vous avez des expériences de retrouvailles comme ça, bonnes ou mauvaises, après des années ?


 

Par Ephedra - Publié dans : Philo et sciences humaines
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 19:36

C’est sous ce pseudonyme de « Ron l’infirmier » que William Réjault a d’abord publié La chambre d’Albert Camus. Un pseudo, pourquoi ? Parce que dans le civil, William Réjault était effectivement infirmier. Un pseudo peut-être aussi parce qu’avant d’être écrivain, il était blogueur, sur http://ron.infirmier.free.fr/ puis sur http://william.rejault.free.fr

 

En 2006, William Réjeault a donc publié ce livre, qui reprend des passages de son blog d’alors. Comme quoi, d’internet à l’édition, des ponts sont parfois possibles. Je me souviens avoir entendu parler de ce bouquin à l’époque de sa parution. Il avait été assez médiatisé du fait du profil un peu « atypique » de son auteur, mais aussi pour sa qualité (quand même !...), et pour l’originalité de son propos, qui retrace le quotidien d’un jeune infirmier, dans des situations et des services très diverses.

 

Le style de William Réjeault est vif et alerte ; ses remarques fines et pertinentes ;  ce qu’il dit de sa pratique professionnelle intéressant et instructif. Il y a tour à tour de l’humour et de la tendresse, de l’admiration et du dégoût, de la révolte et de l’incompréhension, du désespoir et de l’insoumission dans toutes les petites vignettes qui composent cet ouvrage, comme autant de petits tableaux, tous plus vivants les uns que les autres. La force de William Réjault est d’avoir réussi, même lorsqu’il parle de mort, à restituer la vie. Il évoque des questions et des situations auxquelles sont confrontées au quotidien les infirmiers : la distance professionnelle, la surmédication et les mauvais traitements en psychiatrie, les patients, la dégradation du corps et de l’esprit, les affres de la vieillesse et de la maladie, la mort. Tout cela avec toujours vachement d’esprit et d’entrain, même quand c’est triste à pleurer. Surtout quand c’est triste à pleurer.

 

Un livre qui se dévore en une soirée ou qui se déguste par petites touches. Une réflexion sur la dépendance et le temps qui passe, qui ne donne définitivement pas envie d’être malade ni de devenir vieux, même avec un infirmier comme Ron !... :-(((

 

 

Par Ephedra - Publié dans : Ciné, musique, littérature
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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /Fév /2009 11:00

« La société des plaintes », c’est le nom que Roman Stern, le héros du Récit d’un branleur de Samuel Benchetrit, donne à la société destinée à recueillir les lamentations, qu’il vient de fonder.

 

A l’origine de cette idée, il y a la propension de Roman à attirer les jérémiades.

 

« Il paraît qu’on attire tous un certain gratin de la société. Y en a c’est les belles femmes. D’autres l’argent. Eh bien moi c’est les dingues. Les hallucinés. Et tous ceux qui ont besoin de se plaindre. »

 

D’où l’idée, un jour où un type lui propose de lui offrir une bière pour lui raconter ses malheurs, de se faire officiellement payer pour écouter, en tant que société ad hoc. « C’est quand le type sortit le billet de sa poche pour régler les consommations que j’eus inconsciemment mon idée d’agence. » Pas comme un psy ni comme un ami, juste comme quelqu’un qui écoute, point.

 

Eh ben à part tout le côté société et contrepartie pécuniaire, Roman Stern, c’est un peu moi…

 

C’est d’ailleurs un truc qui a toujours fait halluciner mes amis, comment justement, les paumés, les cas soc’, les éclopés de la vie, c’est toujours vers moi qu’ils viennent. Un zonard sur le trottoir ? Bingo, c’est pour ma pomme ! Un frappé du bocal ? Bonne pioche ! C’est pour moi ! Mes potes, ça les faisait marrer. Moi, pour tout vous dire, souvent, je voyais à peine leur marginalité, à ces gens, et à la réflexion, je me dis que c’est peut-être pour ça qu’ils venaient vers moi. Parce que pour moi c’était d’abord et avant tout « des gens », et que des gens, il y en a par définition des espèces les plus diverses, pour ne pas dire autant qu’il y a de personnes, donc du coup, rien d’étonnant à ce qu’ils soient différents. Tout au plus étaient-ils parfois un peu plus insistants que les autres dans leur discours et dans leurs récriminations, mais rien de méchant. Et leurs histoires n’étaient finalement guère plus folles non plus, quand on y réfléchit bien…

 

Dans le bouquin de Benchetrit, Roman explique comment tout petit déjà, c’est à lui que les autres venaient se livrer. Il se demande pourquoi, et à la réflexion, il arrive à dégager quelques pistes d’explication, notamment celle selon laquelle, si les gens viennent vers lui, c’est d’abord et avant tout parce qu’il a l’air gentil. Le gars pas méchant, poli, qu’osera pas dire non. De la gentillesse, de la mollesse, un brin de lâcheté ; autant d’éléments qui laissent la porte ouverte à l’autre, et dans laquelle certains s’engouffrent avec avidité. Parce que par définition, le type en souffrance et/ou indélicat, celui qui veut se plaindre, il n’en a pas grand chose à foutre du mec qu’il a en face. Ce qu’il veut, c’est qu’on l’écoute. « Ces types-là, ils vous voient comme deux oreilles géantes mises au monde pour n'entendre que de longues plaintes.» La relation se fait à sens unique. Il n’y a pas d’échange. C’est un monologue qui cherche un réceptacle pour l'accueillir. Interaction = zéro. L’autre est objectivé en tant que déversoir à maux. Pour reprendre les mots de Lacan à Milan, « il y a confusion entre ce qui fait public et ce qui fait poubelle. »

 

L’oreille généreuse, c’est comme toutes les générosités, il y en a qui en abusent. Je m’interroge souvent sur ces gens, qui vous prennent en otage de leurs confessions, sans s’être posé la question de savoir si vous étiez ou non en mesure de les recevoir. Certains malaises et certains mal-être l’expliquent et l’excusent sûrement, mais parfois, je me demande s’il n’est pas aussi des cas de manque de savoir-vivre évidents, où l’on monopolise purement et simplement l’espace de l’échange pour sa pomme sans se soucier de l’autre, et là, je dois dire que j’ai plus de mal…   

Par Ephedra - Publié dans : D'humeurs et d'errances
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 23:22

Attention, livre miracle, livre essentiel, livre salvateur ! A toutes celles, boulimiques, qui n’y croyaient plus ; à toutes les autres, anorexiques, esclaves de Troubles du Comportement Alimentaire et à leurs proches, LE livre qui peut changer votre vie…

 

«  Je m'appelle Catherine Hervais, j'ai 58 ans, je suis psychothérapeute, et la boulimie, je connais bien. Pendant quinze ans, j'en ai bavé, je l'ai vécue jusqu'à la nausée. Depuis l’âge de treize ans, j’ai vu quantité de médecins, nutritionnistes, psychiatres sans jamais oser leur avouer la réalité de mon quotidien. Je disais soit que j’allais mal, soit que je ne réussissais pas à gérer mon alimentation mais je n’osais pas avouer ma triste réalité : je n’osais pas dire que je vivais pour manger, et mangeais pour vomir, vomissais pour remanger. »

 

Le ton est posé. Dans un style direct, franc et sincère, sans complaisance ni misérabilisme, Catherine Hervais raconte ses années de galère, à se remplir et à se faire vomir du matin au soir, jusqu’au jour où elle entre en analyse. Les méthodes traditionnelles de la psychanalyse classique ne lui conviennent pas trop, aussi ne va-t-elle pas jusqu’au bout, mais c’est la porte ouverte dont elle avait besoin pour aller plus loin. Elle entame alors un D.E.S.S. de psychologie clinique et participe à de nombreux groupes thérapeutiques d’orientation gestaltiste, qui l’aideront à venir à bout de son mal-être. De ce parcours, elle retire certaines conclusions qui vont orienter sa pratique de thérapeute, et notamment le sentiment que la psychanalyse orthodoxe, qui travaille sur les effets de la frustration provoquée par la neutralité de l’analyste, peut parfois être mal adaptée à des sujets boulimiques qui, par définition, gèrent justement particulièrement mal la frustration. Catherine Hervais en appelle donc pour ces personnes à une thérapie plus « réelle », plus directe, entendre par là finalement plus « humaine », où le thérapeute mouille sa chemise aux côtés de ses patients, qui est l’orientation dans laquelle elle travaille avec les groupes qu’elle anime aujourd’hui.

 

Dans Les toxicos de la bouffe, Catherine Hervais positionne d’emblée la boulimie du côté des addictions, et montre comment, en la matière, on a souvent tendance à mélanger cause et conséquence, origine et effets. Or, dans le cas de la boulimie, les gavages et les vomissements ne sont pas tant « la maladie » en soi, qu’un symptôme, le signe qu’il y a autre chose qui ne va pas. Même si les boulimiques attribuent souvent la cause de leur malaise à la boulimie, en réalité, c’est l’inverse : c’est précisément un certain malaise qui a généré leur boulimie. En gros, « c’est parce que j’ai un problème que je suis boulimique », mais ce n’est pas la boulimie qui est mon vrai problème ; elle n’en est qu’une conséquence, une matérialisation, un reflet. Le vrai problème est antérieur, premier ; partant de là, c’est donc autour de lui qu’il faut travailler.

 

Pour ce faire, Catherine Hervais adopte un positionnement thérapeutique clairement dynamique et très « rentre dedans », qui dit en gros « vos gavages et vos vomissements, j’en ai rien à foutre, ça ne m’impressionne pas. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il y a derrière tout ça, et qui est sûrement beaucoup plus difficile à faire sortir que votre vomi, alors virez-vous les doigts de la bouche et au lieu de faire gicler de la gerbe, faites-en exploser des mots ! » (libre interprétation de ma part ; l’auteure est beaucoup plus tempérée !...). En gros, « ton symptôme ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse, c’est ce qu’il y a derrière.» Et c’est ce qu’il y a derrière qu’il faut réussir à faire sortir, dans une conversion des actes (i.e. les gavages, les vomissements) en mots.

 

Et ce qu’il y a derrière, justement, c’est quoi ? Il ressort des nombreux témoignages qui ponctuent ce livre, que c’est d’abord et avant tout une peur panique de vivre, un mal-être existentiel qui s’origine selon l’auteure dans les plus jeunes âges de la relation mère-fille.

 

« Cette peur viscérale de vivre renvoie à un déséquilibre relationnel avec la mère lors des premières semaines de la vie, qui empêche l’enfant de ressentir la confiance en l’autre et la confiance en lui-même dont il a besoin pour développer ce qui deviendra un jour sa véritable identité. » Ou encore : « Toutes les boulimiques ont eu, selon moi, un problème identificatoire avec leur mère. C’est-à-dire qu’elles ont tellement peur de lui ressembler qu’elles nient la part d’elles-mêmes qui a des caractéristiques identiques. »

 

Catherine Hervais montre comment les boulimiques vivent depuis le berceau dans la crainte du rejet, et comment, en réaction, elles sont toujours dans le besoin de vouloir se faire accepter, même si ce doit être au détriment d’elles-mêmes. Elles assujettissent leur désir à celui des autres et n’osent pas s’affirmer autrement, de peur que si elles s’opposent, on ne les aime pas.

 

Par le biais de ses groupes de travail, Catherine Hervais vise à aider ses patientes à assumer ce qu’elles sont réellement. « Mes patients souffrent du refoulement d’une certaine partie d’eux-mêmes. Je les mets en situation de la retrouver, de l’explorer, de l’accepter, de l’intégrer rapidement. »


Le champ sémantique de l’addiction est bien celui de la dépendance et de l’aliénation. Dès lors, il s’agira de comprendre ce qui est à l’œuvre, ce qui se joue, pour pouvoir s’en libérer, et arrêter de survivre pour enfin vivre…

Par Ephedra - Publié dans : Philo et sciences humaines
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 07:42

Parmi les parfumeurs que j’aime bien, dans la lignée de Serge Lutens et de Santa Maria Novella, il y a aussi Diptyque.

Diptyque a été fondé à Paris en 1961, par trois amis issus du monde des beaux-arts et de la décoration. Ils ont commencé par vendre des tissus d’ameublement et des articles de parfumerie d’intérieure anglaise, avant de se lancer eux-mêmes dans la création de leurs propres bougies parfumées, qui demeurent encore aujourd’hui parmi les produits phare de la marque, même si depuis, des eaux de toilette, des savons, des gels douche et des parfums d’intérieur sont venus s’ajouter à la liste.


L’univers Diptyque, c’est un univers extrêmement raffiné. La boutique du boulevard Saint-Germain est une petite boutique comme je les aime, avec du carrelage en mosaïque, des miroirs, du bois et du fer forgé ; un petit côté rétro très stylé. Des fioles et des verres en exposition partout, dans leur packaging reconnaissable entre mille, sobre et épuré, aux belles lignes art déco, si caractéristique de la marque.


Les bougies Diptyque sont toutes d'effluves subtiles, et tiennent longtemps. On retrouve dans la gamme tous les parfums floraux traditionnels (de la rose à l’œillet en passant par le jasmin et le muguet), mais aussi des choses plus originales, comme le thé, le basilic, la menthe verte ou le foin coupé. J’ai personnellement un petit faible pour les boisés : cuir, bois ciré, ou encore l’étonnant « Feu de bois », qui réussit le miracle de sentir vraiment le feu de cheminée.


Les eaux de toilette viennent en trois contenances : 50, 100 et 200ml. Toutes ont en commun d’être des parfums originaux, que l’on ne trouve pas partout et qui ne vont pas à tout le monde. C’est que chez Diptyque, on ne fait pas dans le prêt-à-porter. Peut-être ne trouverez-vous (et encore si vous avez de la chance) qu’un parfum sur toute la gamme qui vous plaira vraiment, mais gageons que ce parfum-là ira alors au-delà du simple « ça sent bon » et sera pour vous carrément une rencontre, une vraie expérience olfactive. Ce sont des jus trop racés, trop particuliers pour être passe-partout ou laisser indifférents. Personnellement, je craque complètement pour « Phylosikos », le meilleur parfum à la figue qui existe selon moi sur le marché, loin devant le « Premier Figuier » de l’Artisan Parfumeur, qui se débrouille pourtant déjà pas mal dans son domaine. Avec son arrière-odeur de jardin grec et de foin coupé, il me donne envie de me rouler dedans durant tout l’été. C’est le seul parfum Diptyque que je porte vraiment, même si « L’eau lente » à base d’opoponax m’intrigue, et que « Tam Dao » au cyprès adouci d’ambre me titille aussi. Un jour peut-être, mais pour l’instant, ce n’est pas le moment.


Et là, je ne vous parle que des parfums que je porte ou que je pourrais porter, mais dans des registres olfactifs complètement différents, il y a d’autres merveilles, dont la simple évocation des compositions laisse entrevoir la magie : « L’eau de lierre » (feuilles de lierre, cyclamen, géranium, poivre vert, ambre gris, palissandre, muscs), « L’eau trois » (myrrhe, myrte, encens, ciste, pin, laurier, thym, romarin, origan),  ou encore le fameux « L’autre » (coriandre, cardamome, patchouli, carvi, poivre, cumin, noix de muscade), le parfum de la moitié des psychanalystes de la terre! :-)
 

 

Compter 40 euros pour les bougies et 55 euros pour les eaux de toilette 50ml

 

 

DIPTYQUE    

34, bd Saint Germain

75005 Paris

Tél : 01.43.26.45.27


www.diptyqueparis.com


A signaler aussi un autre point de vente dans le Marais,

et un corner au Printemps Haussmann.

Par Ephedra - Publié dans : Mode, parfums, beauté
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22/02/09
"Chiffons, besaces et colifichets"

mon tout nouveau blog mode juste pour vous!

Lecture, Ciné, Musique...


08/01/09 - Lu (et bien aimé) le tome 1 des Chroniques de l'asphalte de Samuel Benchetrit, pendant la nuit. Parfait pour une heure d'insomnie. Ambiance urbaine, métallique des cités, bien résumée dans ces quelques mots: "ici le ciel ne dégage pas une lumière naturelle, c'est autre chose, comme un éclat chimique." Un côté un peu dark mais pas glauque, parce qu'il y a aussi vachement de tendresse, d'amour et d'humour. L'écriture est très alerte, vive. Elle a la poésie du slam. M'a donné envie de lire le tome 2.   

09/01/09 - Ai pas résisté. Tome 2 lu, et autant aimé. Même verbe gouailleur mais ambiance différente, moins métallique. On n'est plus dans les cités, on est à Paris. Quelques textes désopilants, qui m'ont fait hurler de rire (c'est une image; par contre ce n'en est pas une de dire que j'ai effectivement ri pour de vrai en lisant certains passages), d'autres plus tendres, d'autres un peu plus "gros", mais bon, dans l'ensemble, si vous avez envie de passer une heure de lecture sympa et sans prise de tête, c'est une découverte que je vous recommande! Par contre, gare à la frustration, parce que vu la manière dont les titres sont annoncés, je pensais que les 5 opus avaient été écrits, or il n'en est rien. Nous n'en sommes qu'au tome 2, et il va falloir attendre que sorte le 3ème.

A noter aussi les dessins de couverture magnifiques commis par Lou Doillon, et, info people, je ne savais pas que Samuel Benchetrit avait eu une relation avec Marie Trintignant avant Bertrand Cantat. Comme quoi, la littérature mène à tout, même aux potins! ;-)



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